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La rubrique concernée:
Vous remplissez une déclaration n°2044 si vous encaissez plus de 15000 euros de
loyers. Vous déduisez alors toutes vos charges et imputez votre déficit sur
votre revenu global. Si vos loyers sont inférieurs à 15000 euros, 70% des
sommes perçues sont imposées.
Les revenus à déclarer
50) Les loyers encaissés
Tous les loyers encaissés entre le 1er janvier et le
31 décembre 2007 doivent être déclarés.Ce qui reste impayé en fin d'année
n'entre pas dans les recettes imposables. Toutefois, l'administration peut vous
demander, avant d'admettre la déduction d'un déficit, des preuves de vos
démarches pour obtenir le règlement des impayés. Si vous arrivez ultérieurement
à encaisser vos échéances ou à vous faire dédommager, vous devrez faire figurer
ces arriérés sur la déclaration de l'année où ce règlement intervient. Vous
pourrez éventuellement demander le bénéfice du régime d'atténuation de l'impôt
au titre des « revenus exceptionnels ».
51) Les autres recettes imposables
Le dépôt de garantie versé par le locataire en début
de bail ne constitue pas une recette imposable. Mais il deviendra taxable si,
en fin de bail, vous l'utilisez pour couvrir des loyers restés impayés ou
réaliser des travaux de remise en état. Les indemnités versées par les
assureurs en contrepartie de loyers impayés constituent des revenus.Celles
versées à la suite d'un sinistre ou pour réparer les détériorations commises
par un locataire sont également à intégrer dans le revenu imposable si elles servent
à financer des travaux déductibles. Cela, même si vous ne faites pas réaliser
ces travaux. Les subventions, qui sont accordées par l'Agence nationale pour
l'amélioration de l'habitat (Anah) pour la rénovation d'un appartement ancien,
doivent également être déclarées.
La déclaration de revenus fonciers concerne aussi les
fermages des terres agricoles, les redevances d'affichage et les droits de
chasse et pêche. Mais pas les revenus retirés de l'exploitation de fôrets: ce
sont des bénéfices agricoles soumis à une taxation forfaitaire cadastrale. La
location d'un logement meublé ou de bureaux équipés relève des bénéfices
commerciaux. La location d'une dépendance meublée de son habitation principale,
telle une chambre de service ou une annexe, est exonérée d'impôt si le loyer reste « raisonnable ».
Pour 2007, la recette annuelle admise ne doit pas dépasser 163 euros du mètre
carré de surface habitable, hors charges, à Paris et en Île-de-France et 118
euros ailleurs.
Règles spéciales applicables aux baux commerciaux
_ le pas-de-porte ne constitue pas une recette
imposable s'il représente la contrepartie d'une dépréciation de valeur des
locaux (du fait de l'octroi de la propriété commerciale au locataire).
–
l'indemnité de « déspécialisation » exigée
en échange d'une autorisation de changement de commerce ne se déclare pas si
elle correspond au « préjudice causé » par la modification de
l'activité.
–
L'indemnité d'éviction versée au locataire à la suite
du refus de renouvellement du bail est déductible si le propriétaire reprend
l'immeuble afin de relouer dans de meilleurs conditions. Et non, s'il récupère
le local pour le mettre en vente ou pour y développer personnellement un
commerce
–
les aménagements effectués par le locataire et
revenant à la fin du bail au propriétaire constituent un avantage à inscrire dans la déclaration.
–
Les charges incombant au propriétaire mais répercutées
sur le locataire en application des clauses du bail constituent un complément
de loyer à déclarer. Si vos loyers sont inférieurs à 15000 euros
52) Le régime « microfoncier »
Les propriétaires bailleurs dont le revenu brut
n'excède pas 15000 euros ont droit automatiquement à la déclaration simplifiée,
appelée « régime microfoncier ».Si vous êtes dans cette situation,
vous n'avez pas à rédiger la déclaration de revenus fonciers n°2044. Reportez
simplement vos loyers sur votre déclaration générale 2042 page 3, paragraphe 4
dans la case BE.
Remarque: Sur les loyers de 2007, le fisc
appliquera un abattement forfaitaire de 30% censé couvrir toutes vos charges.
Si la location a commencé ou cessé en cours
d'année, le fisc n'ajuste pas ce seuil de 15000 euros au prorata du temps de
location. Par exemple, si le bail a été signé en juin 2007 et que le loyer
s'élève à 1600 euros par mois (soit 19200 euros sur l'année mais 11200 euros
sur les 7 mois de 2007), vous pouvez prétendre au régime microfoncier.Bien
entendu, en 2009, vous remplirez une déclaration 2044, vos loyers dépassant
alors le plafond sur l'année 2008. Pour l'appréciation de la limite, vous devez
tenir compte de l'ensemble des revenus fonciers de votre foyer. Le fisc ne
raisonne donc pas par appartement ni par propriétaire.
Vous ne pouvez pas prétendre à ce
régime si vous ou l'un des membres de votre foyer fiscal êtes propriétaire d'un
immeuble donné en location, bénéficiant d'un régime particulier (Malraux,
monuments historiques, Besson, Perissol,Robien,Borloo, immeubles possédés en
nue-propriété). De même, si vous détenez des parts de SCI ou SCPI qui donnent
en location l'un de ces immeubles.
L'application automatique du microfoncier
n'est pas irréversible. Si vos loyers sont inférieurs à 15000 euros mais que le
montant de vos charges est supérieur à l'abattement forfaitaire de 30%, vous
pouvez opter pour la déclaration normale 2044. Cette option se fait très
simplement: vous retirez cet imprimé à votre centre des impôts ou vous le
téléchargez sur le site Internet impots.gouv.fr et vous l'envoyez en même temps que votre
déclaration générale 2042
Remarque: si vous optez pour la déclaration normale, cette
option est irrévocable pour trois ans. Vous ne pouvez pas changer d'avis, même
si vous constatez que le microfoncier devient pour vous plus intéressant. A
l'issue de cette période triennale, vous pourrez revenir au microfoncier, si
vous respectez le seuil de 15000 euros, (en portant simplement vos loyers bruts
sur votre déclaration de revenus n° 2042) ou bien souscrire de nouveau une
déclaration au régime réel. Dans ce cas, vous serez considéré comme renouvelant
votre option pour une seule année (et non pas trois)
Ce seuil de 15000 euros est apprécié en globalisant
les revenus des locations directes et les revenus tirés des droits dans les
sociétés (SCI,SCPI).D es règles spécifiques sont applicables aux contribuables
qui détiennent des parts de sociétés donnant en location des immeubles nus
(SCI,SCPI). Le microfoncier leur est applicable mais, outre le respect du seuil
de 15000 euros, 2 conditions doivent être remplies:
-la société ne doit pas être soumise
à l'impôt sur les sociétés et ne doit pas posséder d'immeubles bénéficiant d'un
régime particulier (voir plus haut);
-l'associé doit, par ailleurs, être
propriétaire d'un ou de plusieurs biens immobiliers détenus en direct et qu'il
donne en locations nue.
Attention: Si le montant du loyer
est manifestement sous-évalué (très infarieur à la valeur locative réelle de
bien),le fisc peut vous redresser et retenir un loyer équivalent aux prix
couramment pratiqués dans la zone où se situe l'immeuble. Il sera d'autant plus
vigilant si vous déclarez des charges significatives sur ce bien
Ce que vous devez savoir pour un
logement en usufruit
Lorsqu'un logement appartient à un
usufruitier et à un nu-propriétaire, un régime spécifique assez complexe et
variant selon leur situation
Le logement est loué par
l'usufruitier
L'usufruitier encaisse les loyers et
les déclare. Il peut retrancher les charges de ses loyers, même pour de
« grosses réparations » incombant légalement au nu-propriétaire, dès
lors qu'il les a supportées. Si c'est le nu-propriétaire qui règle les charges,
il faut distinguer trois cas de figure.
- pour les dépenses
de « grosses réparations », il peut les soustraire des revenus
fonciers qu'ils encaisserait par ailleurs. A défaut, ou en cas de déficit, le
nu-propriétaire ne peut se soustraire aucune somme de son revenu global.
Excepté si le démembrement de propriété résulte d'une succession ou d'une
donation entre parents.
- pour les autres dépenses
(entretien, réparations courantes, améliorations du confort), si le
nu-propriétaire les a réglées à la place de l'usufruitier, il peut les inscrire
sur sa déclaration de revenus fonciers (s'il possède d'autres immeubles
locatifs).A défaut, aucune imputation sur le revenu global n'est autorisée
- pour les intérêts de l'emprunt
contracté par le nu-propriétaire pour financer sa quote-part de l'achat du
bien, ou les dépenses de réparation, d'entretien ou d'amélioration, la
déduction n'est possible que sur des revenus locatifs retirés d'autres biens.
Le logement est occupé par
l'usufruitier
Si l'usufruititer se trouve dans la
situation de tout propriétaire occupant son bien, il ne doit pas remplir de
déclaration de revenus fonciers et ses charges ne sont pas déductibles.
-si ce bien constitue son habitation
principale, il peut prétendre aux crédits d'impôt accordés à tout propriétaire
(pour gros équipements et isolation, par exemple).
-quant au nu-propriétaire, il ne
peut prétendre à aucune déduction s'il assume des frais d'entretien ou des
travaux dans le logement.
Le logement est occupé par le nu-propriétaire
Il faut distinguer deux cas de
figure.
-si le nu-propriétaire règle un
loyer, l'usufruitier doit le déclarer. Sous réserve du contrôle de
l'administration fiscale sur la réalité du bail, les charges s'imputent sur les
recettes locatives de l'usufruitier et, en cas de déficit, sur son revenu
global à hauteur de 10700 euros.
-si le nu-propriétaire occupe
gratuitement les lieux, l'usufruititer, qui ne perçoit donc pas de loyer
taxable, n'est pas en droit de déduire de son revenu les charges qu'il
supporte. Si le bien constitue l'habitation principale du nu-propriétaire, il
peut prétendre aux crédits d'impôt accordés à ce titre pour les dépenses
d'acquisition de gros équipements.
Si vos loyers sont supérieurs à
15000 euros
53) Le régime de la déclaration 2044
Cette déclaration concerne tous ceux
qui ont encaissé, en 2007, des loyers d'appartements ou de masons, de parkings,
de boutiques, de bureaux ou d'entrepôts industriels... dès lors que le montant
des revenus qu'ils ont tirés a dépassé 15000 euros pour l'ensemble de l'année.
Les propriétaires de demeures historiques, d'appartements « Malraux »
en secteur sauvegardé, les nus-propriétaires ou encore ceux qui ont investi en
« Besson », « Perissol », « Robien »
ou « Borloo » doivent, dans tous les cas, présenter une
déclaration « 2044 spéciale ». Ils ne bénéficient jamais du régime
simplifié du microfoncier. Les revenus locatifs reçus en tant que détenteur de
parts de SCI ou de SCPI doivent aussi être indiqués sur l'imprimé 2044.
Cependant,
s'ils constituent vos seuls revenus fonciers ou s'ils n'excèdent pas 15000
euros et si vous n'avez pas d'autres revenus locatifs vous permettant de bénéficier du microfoncier, vous pouvez
inscrire directement le net imposable sur votre déclaration 2042 à la rubrique
« Revenus fonciers ». Fournissez les coordonnés des sociétés. Si vous avez investi à crédit,
vous pouvez soustraire les intérêts supportés en 2007(indiquez les coordonnées
du prêt)
54) Le calcul du revenu ou du déficit
A la différence du microfoncier,
vous devez calculer vous-même votre revenu net taxable. Pour ce faire, déclarez
les loyers perçus et déduisez les charges. En outre, dans certains cas, vous
pourrez déduire une partie significative du coût d'achat. Si vos charges
dépassent votre revenu locatif, vous constaterez alors un « déficit
foncier » qui viendra en diminution de votre revenu dans la limite de
10700 euros par an ou de 15300 euros, si vous avez investi sous le régime
Perissol. Ceux qui ont acheté une demeure historique ou un placement Malraux
pourront déduire leur déficit sans limitation de montant.
Les frais et charges déductibles sur
la déclaration 2044
Pour être déductibles,les charges
doivent répondre à certaines conditions générales, sauf dérogations prévues
expressément par la loi (comme la déduction spécifique au régime Borloo). Les
dépenses doivent:
-se rapporter à des immeubles ou
parties d'immeubles dont les revenus sont imposables en revenus fonciers;
-avoir été engagées en vue de
l'acquisition ou de la conservation du revenu(locatif),
-avoir été effectivement supportées
par le propriétaire;
-avoir été payées au cours de
l'année d'imposition;
- enfin être justifiées.
L'administration est attentive au
respect de ces conditions et particulièrement à le dernière. Vos dépenses
doivent être appuyées de pièces justificatives qu'elle peut vous demander. La
règle fiscale précise que ces justificatifs peuvent être constitués de
factures, mais aussi de plans, de photographies et de tout autre élément permettant d'établir avec précision
la nature, le montant et la réalité de la charge supportée.En pratique,
privilégiez les factures.
A défaut utilisez les autres preuves à votre
disposition. Pour aider le contribuable, l'administration a fourni une liste
des charges déductibles (art.31 du code général des impôts). Notez bien que
cette liste n'est pas limitative. Il s'agit:
-des dépenses de réparation,
d'entretien et d'amélioration;
-des dépenses acquittées pour le
compte des locataires et restant définitivement à la charge des propriétaires;
-des provisions pour charges de
copropriété;
-les indemnités d'éviction et de
relogement;
-des frais de gestion;
-des primes d'assurance;
-de certains impôts;
-des intérêts des emprunts
contractés pour l'achat des biens ou les travaux.
Ces frais correspondent à ceux que
vous avez réglés en 2007. Vous devez y inclure les règlements ou acomptes
concernant des travaux effectués en 2006 ou à effectuer en 2008.
A noter:
Depuis le 1er janvier 2006,
les abattements forfaitaires sur les revenus fonciers ne s'appliquent plus.
Seules certaines déductions spécifiques sont maintenues, notamment dans les
dispositifs « Borloo neuf » ou « ancien » (avec
convention)
Remarque: Jusqu'à l'imposition des revenus de 2006, certains
frais(amortissement du bien, primes d'assurance, frais de gestion autres que de
gérance) étaient couverts par une déduction forfaitaire. Son taux était de 14%
et il existait de nombreux taux spécifiques (15% pour les biens ruraux loués
par bail à long terme, 40% pour Besson ancien ou le Robien social...). Ces
abattements forfaitaires n'existent plus. Seuls les investissements réalisés
dans le cadre du Borloo gardent un abattement spécifique de 30%.
55) La déduction des travaux
Les dépenses déductibles sont les
travaux d'entretien, de réparation et d'amélioration du confort payés en 2007
par le propriétaire, qu'ils soient effectués dans l'appartement lui-même ou sur
les parties communes de l'immeuble en copropriété. Si vous avez réalisé
vous-même les travaux, seul le prix d'achat des matériaux est déductible(faites
établir une facture à votre nom et à l'adresse du bien en question), votre
travail personnel ne peut être pris en compte.
Remarque: les dépenses d'entretien et de réparation
correspondent aux travaux ayant pour objet de maintenir ou de remettre
l'immeuble en bon état et d'en permettre un usage normal sans en modifier la
consistance, l'agencement ou l'équipement initial. Les travaux d'amélioration
s'entendent de ceux qui apportent à un local un équipement ou un élément de
confort nouveau ou mieux adapté aux conditions modernes et actuelles de vie
sans modifier la structure de l'immeuble.
Vous ne pouvez en principe retenir
que les réparations autres que celles répercutables sur le locataire. Citons
ainsi la remise en état d'un ascenseur ou d'une chaudière, le ravalement ou les
changements de canalisations et d'installation électrique, mais aussi les
dépenses d'amélioration, comme l'installation d'un ascenseur, ou d'un
interphone, dans un immeuble n'en possédant pas. En revanche, les travaux
d'agrandissement d'une habitation, en
surface ou en volume, ou ceux de redistribution des pièces comportant des
modifications du gros oeuvre ne peuvent venir en charge. Lorsque les travaux
incombent normalement au locataire, par exemple les peintures, et que le
propriétaire les supporte, ce dernier
peut en déduire le coût s'ils sont rendus nécessaires par la vétusté,
s'ils sont occasionnés par un vice de vice de construction ou s'ils sont
engagés en vue de faciliter la location du bien immobilier.
Pour les baux commerciaux, seuls
s'imputent les frais de réparations à la charge du propriétaire, à l'exclusion
de tous les travaux d'amélioration. Deux exceptions sont toutefois prévues pour
les travaux réalisés dans les locaux professionnels ou commerciaux visant à les
protéger de l'amiante ou à favoriser l'acceuil des handicapés.
56) Les dépenses acquittées pour le
compte du locataire et non récupérées
Les supportées pour le compte du
locataire par le propriétaire et dont celui-ci n'a pu obtenir le remboursement
au 31 décembre de l'année de départ du locataire sont déductibles du revenu
foncier. Sont notamment visées les fournitures ou les services destinés à
l'usage privé ou commun des locataires (frais de chauffage, consommation d'eau,
éclairage,ascenseur, vidange, ramonage) ou les taxes d'enlèvement des ordures
ménagères normalement à la charge du locataire.
57) Les provisions pour charges de
copropriété
Les provisions pour charges de
copropriété sont déduites du revenu foncier de l'année de leur versement et
régularisées l'année suivante. Vous pouvez déduire la totalité des provisions
pour travaux versées au syndic, même si ce dernier n'a payé qu'une partie des
factures aux artisans dans l'année. Elles correspondent aux dépenses courantes
de maintenance, de fonctionnement et d'administration des parties communes et
d'équipements communs. Il convient d'y ajouter les dépenses de travaux pour la
part qui vous incombe en fonction de vos millièmes. Demandez à votre syndic les
coordonnées des entreprises et la nature des travaux, et indiquez-les dans
votre déclaration avec le montant de votre quote-part.
Remarque: le copropriétaire bailleur déduit de son revenu
le montant total des charges versées au syndic au cours de l'année, diminué de
celui des provisions déduites l'année précédente correspondant à des charges
non déductibles ou récupérables sur les locataires.
Attention: Les dépenses de recherche
et d'analyse rendues obligatoires telles que les diagnostics relatifs au risque
d'exposition au plomb ou à l'information des acquéreurs et locataires sur les
risques naturels et technologiques majeurs sont déductibles, comme des dépenses
d'entretien. Les travaux d'enlèvement de l'amiante ou ceux destinés à assurer
son innocuité sont des dépenses d'amélioration également déductibles.
Il convient de réintégrer dans le
revenu imposable de 2007 les charges de copropriété déduites des revenus de
l'année 2006, lorsqu'elles correspondent à des charges non déductibles ou
récupérables sur les locataires. Ces modalités de prise en compte des
provisions pour charges sont obligatoires.
Deficit foncier: comment le déduire
de vos revenus
Si vous avez acheté votre bien à
crédit ou si vous avez réalisé des travaux de rénovation, il se peut que le
total des charges déductibles de vos revenus fonciers dépasse le montant des
loyers déclarés. Vous constatez alors, sur le formulaire 2044, ce que l'on
appelle un « deficit foncier ». Il vient en déduction de votre revenu
global, c'est-à-dire de l'ensemble de vos revenus professionnels,
financiers...Cela jusqu'à 10700 euros
par an. Et même 15300 euros pour tout votre patrimoine de rapport à condition
que vous ayez investi dans le neuf en « amortissement Perissol ».
En cas de location en cours d'année,
la limitation de 10700 euros ne subit pas de prorata. Mais elle englobe tous
vos biens locatifs: le déficit imputable résulte de la compensation de tous vos
revenus fonciers et charges foncières de l'année et ce, pour l'ensemble de
votre patrimoine immobilier locatif. Seulement, la fraction déductible sur le
revenu global ne peut résulter que des dépenses autres que les intérêts
d'emprunt.Ces derniers s'imputent uniquement sur les revenus fonciers. La
fraction du déficit supérieure à 10700 euros et celle correspondant aux
intérêts d'emprunt ne sont imputables que sur les revenus fonciers des dix
années suivantes.
En revanche,si votre déficit ne dépasse pas 10700 euros mais
si votre revenu global est insuffisant pour l'absorber, l'excédent non imputé
est déductible de vos revenus globaux
des 6 années suivantes. Autre précision importante: votre déficit
foncier ne peut s'imputer que sur des revenus soumis à l'impôt progressif sur
le revenu (ce qui exclut une imputation sur vos plus-values mobilières taxées
forfaitairement). Cette déduction du revenu global n'est possible que si
l'immeuble reste loué jusqu'au 31 décembre de l'année suivant celle au titre de
laquelle l'imputation du déficit a été pratiquée. Si le bien est ensuite donné
avec réserve d'usufruit (et reste loué jusqu'à cette échéance), cette
imputation n'est pas remise en cause.
En revanche, une vente avant cette
échéance entraîne automatiquement une réintégration des déficits imputés avec
pénalités. Ainsi, si vous constatez un déficit au titre de 2007, vous devez
louer le bien à l'origine du déficit jusqu'au 31 décembre 2010. Pour un bien
immobilier détenu en indivision, chacun des indivisaires a droit à 10700 euros de déficit qu'il peut imputer
sur son revenu global. Dans certaines conditions, les déficits peuvent
s'imputer sur le revenu global sans limite de montant. Il s'agit de l'achat
d'une demeure historique ou des investissements Malraux dans un secteur
sauvegardé dont les travaux sont intégralement déductibles du revenu global.
Attention: Si vous profitez de la
possibilité d'imputer votre déficit foncier sur votre revenu global de 2007,
vous devez louer les biens à l'origine de ce déficit jusqu'au 31 décembre 2010.
Il en est notamment ainsi pour les immeubles bénéficiant de l'amortissement
Robien ou Borloo. Dans la pratique, vous ne pourrez donc pas vendre après neuf
ans d'amortissement comme le prétendent les promoteurs immobiliers, mais plus
vraisemblablement après dix à douze ans.
58) Indemnités d’éviction et frais de relogement
L’indemnité d’éviction est déduite des recettes si, compte
tenu des circonstances de fait, elle peut être regardée comme une dépense faite
en vue de l’acquisition ou la conservation du revenu. Il en est notamment ainsi en cas de reprise d’un immeuble en vue
de le relouer dans de meilleures conditions. Ces principes s’appliquent
également aux frais de relogement engagés par le propriétaire pour loger temporairement son locataire pendant la durée des travaux
qu’il réalise sur l’immeuble loué.
59) Les frais de gestion
Les frais de gestion déductibles couvrent :
-les frais de procédures, notamment les dépenses supportées
à l’occasion d’un procès entre le bailleur et son locataire ou un tiers (par
exemple la caution ou un entrepreneur) ;
-les frais de rémunération (salaires, avantages en nature,
charges sociales et fiscales) des concierges ou des gardes(y compris les frais
de garde-chasse dans les propriétés rurales) ;
-les frais de rémunération, honoraires et commissions
versées à un tiers pour la gestion des immeubles. Sont déductibles à ce titre
les frais de gérance supportés par les propriétaires ayant recours aux sevices
de gérants d’immeubles ou d’administrateurs de biens, les commissions versées à
une agence de location, les honoraires versés à un tiers pour la tenue de la
comptabilité des immeubles. Les autres frais courants de gestion (frais de
correspondance et de téléphone) sont réputés être couverts par un forfait qui a
été fixé à 20 euros par local
Remarque : Pour les immeubles en copropriété, les frais
de concierge et les frais de gérance sont
normalement pris en compte et intégrés
dans les provisions pour charge que vous versez chaque trimestre au syndic.
Vous ne pouvez alors les déduire deux
fois.
60) Les primes d’assurance
Les primes d’assurance se rapportant
aux immeubles loués sont déductibles du revenu foncier pour leur montant réel, quel que soit le risque
couvert. C’est ainsi le cas des primes afférentes à un contrat d’assurance
souscrit pour garantir le remboursement d’un emprunt. Mais tant que les frais
accessoires à cet emprunt, il faut les déclarer sur la ligne correspondant aux
intérêts d’emprunt.
Remarque: Les primes d'assurance contre les impayés de
loyer ne peuvent à la fois être déduites en charges et bénéficier du crédit
d'impôt sur le revenu
61) Les impôts déductibles
Les taxes foncières sur les
propriétés bâties et non bâties sont déductibles de vos revenus fonciers
(exceptée la taxe d'enlèvement des ordures ménagères répercutée sur votre
locataire ainsi que la taxe d'habitation à la de ce dernier). Est également déductible
la taxe annuelle sur les bureaux en Ile-de-France. Les pénalités pour défaut ou
retard de paiement de l'impôt (notamment l'intérêt de retard de 0,40% par mois
perçu systématiquement en cas de redressement) sont également déductibles. En
revanche, ne sont pas déductibles les taxes d'urbanisme, (par exemple la taxe
locale d'équipement), la TVA éventuellement acquittée sur les loyers ou encore
les cotisations sociales (CSG, CRDS...) perçues au taux de 11%.
A noter que la CSG payée en 2007 au
titre de vos loyers de 2006 est déductible à hauteur de 5,8% de votre revenu
global. Cette somme figure dans votre déclaration générale n°2042. Vous n'avez
donc pas à la faire figurer dans la
déclaration n°2044 et à la reporter dans la déclaration n°2042.
62) Les intérêts des emprunts
En cas d'achat à crédit d'un bien
loué ou d'emprunt pour travaux, les intérêts sont déductibles sans limite de
montant ni de durée. Cette déduction s'applique également aux prêts contractés
auprès d'établissements bancaires dans le but de payer des droits de
succession. Vous pouvez y intégrer les frais liés à la souscription du crédit
(les frais de dossier, d'hypothèque, les intérêts intercalaires, les
cotisations d'assurance décès...). En pratique, reportez-vous à votre
échéancier et additionnez les échéances mensuelles d'intérêts(hors
remboursements du capital) que vous avez supportées en 2007. Si vous avez
hérité d'un bien loué et réglé à crédit les droits de succession, vous pouvez
retrancher de vos loyers les intérêts facturés par l'administration (mais
jamais les droits de succession).
Propriétés historiques et
« Malraux »: de grosses déductions avec des aléas
En 2007, si vous avez acquis un bien
à restaurer dans un secteur sauvegardé, dit « loi Malraux »,
vous bénéficiez d'un régime de faveur. Pour y prétendre, il vous faut remplir
la page 4 de la déclaration 2044 spéciale. De plus, vous devez respecter
certaines conditions: restauration effectuée à votre initiative et à celle des
autres propriétaires, engagement de louer votre bien à usage de résidence
principale du locataire pendant six ans et mise en location effective dans les
douze mois suivant l'achèvement des travaux. Si les travaux respectent le plan
de sauvegarde, vous déduisez de votre revenu les dépenses prévues dans le droit
commun. Mais également les frais d'adhésion à une association foncière urbaine,
le coût des travaux de démolition, de reconstitution de toiture ou de murs
extérieurs, les travaux de transformation en logement, sous réserve que ces
travaux soient réalisés dans le volume du bâti existant(travaux qui augmentent
la surface habitable mais n'augmentent pas le volume du bâti et n'en modifient
pas les contours),ainsi que ceux de réacffectation à cet usage de biens
originellement destinés à l'habition.Et, si vous avez un déficit foncier,
vous l'imputez sans aucune limitation sur votre revenu global. Bénéficient de
ce dispositif les personnes qui sont personnellement propriétaires des locaux
faisant l'objet de l'opération de restauration, mais aussi les associés de
sociétés non soumises à l'impôt sur les sociétés (SCI,SCPI) propriétaires des
locaux.
En cas de non-respect des
engagements ou des conditions de location, le revenu global de l'année au cours
de laquelle se produit l'évènement est majoré du montant des déficits indûment
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