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Marché :
Outre des mesures fiscales jugées pénalisantes, la baisse des primes en 2007
est surtout imputable aux difficultés économiques. Dès lors, les professionnels
s’attendent à une année 2008 tout aussi difficile.
« Nous
devons nous réinventer et créer de nouvelles opportunités, car celles-ci ne
surgiront pas seules » Cet acte averti, mais lucide, de Joaquin
Capdevilla, directeur général de Satander Seguros, cité dans le quotidien
« la Gaceta », récapitule l’état d’esprit ambiant Outre-Pyrénées.
Malgré le fait que la croissance des
primes ait quasiment baissé de moitié par rapport à 2006 (+3,9%, contre +7,8%),
Pilar Goncales de Frutos, présidente de la fédération patronale Unespa, désire
rester optimiste : « la croissance a certes ralenti, mais elle reste
supérieure à celle du PIB. » En réalité, elle l’est à peine, puisque le
PIB a augmenté de 3,8% en 2007. Le fait que le secteur secondaire à celui de
l’inflation (4,2% en 2007) est une autre nouveauté inquiétante.
Une augmentation qui n’est pas le seul
symptôme de la décadence du climat économique. « Depuis quatorze ans,
notre plus longue période d’expansion, c’est la première fois que la crise de
confiance atteint un tel niveau et qu’incertitudes externes et fragilités
internes coïncident à ce point », admet Josep Comajuncosa, professeur
d’économie à l’Esade, une prestigieuse école de commerce de Barcelone.
Coup de frein brutal sur l’auto
Cependant, d’après Unespa, la réforme
fiscale de 2007, en cessant d'approuver l’épargne à long terme, a aussi eu un
rôle important dans le brusque freinage des primes vie, dont la croissance est
passée de 9,4% en 2006 à 2,1%. Pour se défendre, la direction générale des Assurances
reproche aux compagnies de ne pas avoir suffisamment profité des produits
conçus par cette réforme, à l’exemple du plan individuel d’épargne
systématique.
Et non-vie, l’assurance auto note le
score le plus mauvais (+2,7% contre +9,6% pour la santé) et les vues 2008 sont
pires. Avec la guerre des prix et la baisse des immatriculations (15% en
janvier par rapport au même mois de 2006), certaines compagnies parlent du
risque d’une croissance de l’assurance auto inférieure à 1%, voire nulle.
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