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Face aux turbulances


La crise s’est accentuée en cette mi-janvier et nul ne peut y échapper. La demande d’un plan de relance de l’économie faite conjointement par George Bush et Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale devant la chambre des représentants américaine au lendemain de notre relevé du 17 janvier a encore aggravé les inquiétudes sur l’ampleur de la récession à venir. Les mauvaises nouvelles d’Amérique se répercutent évidemment sur les marchés européens. Nous allégeons donc le poids de nos actions françaises (qui baisse déjà mécaniquement) , même si la décision est difficile à prendre. Le but est d’accroître nos liquidités à 30%, afin d’être prêt à réinvestir quand les perspectives se seront éclaircies.


Valeurs françaises


Nous avons choisi de prendre une partie de nos bénéfices sur les valeurs qui ont le mieux résister comme Veolia (+9,3% depuis son entrée dans notre sélection en mars 2007), EDF (118,4ù depuis notre achat de janvier 2006) ou Air Liquide (+63% hors dividendes depuis son entrée en septembre 2002) avec l’intention de mettre à profit à l’avenir d’éventuels replis de ces titres. Nous cédons Bonduelle (en repli de 10% depuis son entrée en 2006) car nous craignons qu’elle ne soit affectée par le renchérissement des matières agricoles. Nous surveillons aussi l’évolution de Schneider Electric qui a perdu près de 30% depuis juin dernier (mais en plus-value de 41,1% depuis notre achat de janvier 2004.


Nous conservons toutes les autres valeurs telles Lafarge, PPR, Vinci et Accor, qui a relevé ses prévisions pour 2007 (-21% depuis son entrée dans le portefeuille en septembre 2007).

La tourmente des banques américaines continue de rejaillir sur les valeurs bancaires françaises, comme le crédit Agricole, qui reste notre dernier représentant de ce secteur dans ce portefeuille. Il n’affiche plus qu’une plus-value de 10% sur son cours d’entrée de 19,46 euros en février 2004. La cession de sa participation dans Suez a renforcé les craintes de nouvelles dépréciations d’actifs. Nous restons confiants, en revanche, dans les perspectives de Suez.


Autre préoccupation, le cours d’Air France-KLM (-46% depuis notre relevé de juin). Le groupe, qui négocie toujours le rachat d’Alitalia, envisagerait d’apporter une aide financière ou stratégique à Delta Air Lines dans sa tentative de fusion avec Northwest. Il est, par ailleurs, sorti de la cotation new-yorkaise, par souci d’économie. Une opération facilitée récemment par les autorités américaines. Ceux qui, sur notre conseil, on vendu Carbone Loraine le mois dernier s’en réjouiront.

Les autres conserveront la valeurs qui a perdu 28% sur un mois.


Valeurs européennes


La seule valeur en hausse parmi les actions de notre portefeuille, ce mois-ci, est Roche qui gagne 4%. Grâce à ses avancées dans la recherche sur le cancer et les anti-infectieux, le groupe suisse est devenu un acteur incontournable de la médecine à l’hôpital.


Valeurs internationales


Même IBM a cédé du terrain. Mais juste après notre relevé, le groupe surprenait le marché par ses bons résultats et ses perspectives de croissance à l’étranger.

Matières premières


Ayant vendu Bonduelle dans le secteur alimentaire, nous misons à présent sur le blé à travers le certificat 100% Quanto Blé de la Société Générale, qui s’achète comme une action. Il reproduit la performance des contrats à terme sur le blé. De plus en plus de gérants se tournent, en effet, vers les matières premières, y compris agricoles. Le certificat sur l’or acheté le mois dernier à d’ailleurs gagné plus de 10%. Nous cédons Rio Tinto avec un gain de 176,8% depuis notre achat de février 2004.


Obligations

Nous achetons un tracker obligataire, le Lyxor ETF EuroMTS 1-3Y, qui suit l’indice des emprunts d’Etat de un à trois ans