Il
existe, en matière mobilière, une taxation forfaitaire des objets précieux et
un régime spécial de taxation des
plus-values de cession de valeurs mobilières et droits sociaux
La
taxation forfaitaire de certains objets précieux
Les ventes de
métaux précieux, des bijoux, d’objets d’art, d’objets de collection et
d’antiquité faites à titre non professionnel échappent à l’IR et sont soumises à une taxation forfaitaire, si
le vendeur est domicilié en France, majorée de la CRDS de 0,5% à compter du
01/02/1996 :
-7,5%
pour les métaux précieux,
-4,5%
pour les bijoux, objets d’art, de collection et d’antiquité quel que soit le
mode de vente (montant supérieur à 3050 euros).
Cependant,
pour ces opérations (sauf pour les métaux précieux), le vendeur peut opter pour
l’application du régime général d’imposition des plus-values qui est
intéressant si les biens sont détenus depuis longtemps.
La taxation des plus-values de cession de valeurs
mobilières et droits sociaux
Trois
catégories de plus-values.
Les
plus-values réalisées par un particulier sont classées en trois catégories pour
le calcul de l’IR :
1)la
cession importante de titres, la participation du cédant dans la société
n’excède pas 25%
2)La
cession de titres, cotés ou non, de sociétés passibles de l’IS lorsque la participation
du cédant dans la société excède 25% ;
3)
la cession de titres de sociétés relevant de l’IR lorsque le cédant n’exerce
pas son activité professionnelle au sein de la société
Avant
2000 coexistaient trois régimes d’imposition différents s’appliquant aux trois
catégories ci-dessous : pour la catégorie 1, les plus-values n’étaient
taxées que lorsque le montant des cessions excédait 7623 euros par an ;
pour la catégorie 2, il y avait taxation quel que soit le montant annuel des
cessions, avec exonération en cas de cession à un membre du groupe familial du
cédant ; pour la catégorie 3, il y avait imposition selon un régime
spécifique, dans le cas d’un cédant n’exerçant pas son activité professionnelle
dans la société.
Pour
les opérations réalisées à compter de 2000, la loi de finances unifie ces trois
régimes pour les fondre en un seul et même mode de taxation : il y a
exonération d’impôt sur plus-values pour toutes les cessions n’excédant pas
7650 euros par an à compter de 2002 (ce seuil s’applique notamment aux cessions
de titres d’OPCVM monétaires ou obligataires de capitalisation ainsi qu’aux
cessions de participations supérieures à 25% et il sera porté à 15000 euros à
compter de l’imposition des revenus de 2003). Lorsqu’elles sont imposables, les
plus-values sont soumises à l’IR au taux proportionnel de 16%, plus les
prélèvements sociaux de 10%, soit au total 26%. L’unification des régimes
d’imposition modifie les modalités
d’imputation des moins- values. De plus, un sursis d’imposition remplace
le report d’imposition.
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