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Les
agitations financières et boursières actuelles du monde sont instantanément
liées à l’évolution économique des Etats-Unis. On a donc désiré étudier sur
place la transformation de la conjoncture américaine et on a discuté avec des
experts et un panel varié de délégués de la société très multiforme de ce pays,
qui nous on toujours étonné et déconcerté. Voici donc quelques réflexions pour
vous aider à mieux saisir une situation importante et complexe et prendre en
compte nos réflexes pour la bonne administration et la sécurité de votre
patrimoine.
L’affaire des « subprimes », liée aux difficultés de
recouvrement de crédits immobiliers et de prêts à la consommation, a provoqué
un choc terrible et a surtout vite inquiété ceux qui ne pouvaient plus, en
septembre, retirer d’argent avec leur carte bancaire. Même Citibank, première
banque mondiale, a dû, un temps, limiter les retraits de ses clients. Elle a mis fin à ce « blocage » en bénéficiant, de la part de la Réserve
fédéral et de fonds de pays d’Asie, de 22 milliards de dollar sous forme de
prêts ou d’obligations convertibles en actions à des taux compris entre 9 et
11%.
La perte financière de l’ensemble des
banques, selon les événements qui m’ont été confiées de très bonne source,
frôle 800 milliards de dollars. Soit près de 5% du produit intérieur brut des
Etats-Unis. C’est d’autant plus accaparant qu’une sorte de mystère entoure la
publication des chiffres officiels. Aux Etats-Unis, lors des crises de 1907 et
1929, plus de mille établissements financiers, quelquefois réputés, ont fermé
leurs potes en quelques jours, lésant des millions de clients, particuliers ou
chef d’entreprises.
On
ne croit pas à la catastrophe, malgré
des pertes que l’on minimise. En effet, les organismes de régulation des
marchés financiers, singulièrement la Réserve fédérale et la Banque centrale
européenne (BCE) ont prouvé leur rapidité. Elles se sont avérées plus efficaces
que l’ONU et bien des institutions internationales ayant mission d'atténuer et
de régler des conflits.
La France et l’Europe ont un rôle majeur à jouer. Surtout que les pays d’Europe
ont aujourd’hui un produit intérieur brut et une capitalisation boursière qui,
en commun, devancent ceux des Etats-Unis. De leur coté, les derniers et
puissants fonds souverains des Emirats arabes unis, Singapour, Arabie Saoudite,
Chine et Qatar, avec plus de 3000 milliards de dollars de capitaux à investir,
envisagent de devenir des actionnaires actifs des grandes entreprises
américaines et européenne. Voilà l’un des enjeux de la crise financière 2008.
Cette crise sera au final propice, si
elle admet un sursaut favorable aux particuliers et la prise de conscience
d’une nécessité de transparence avec des réglementations strictes qui défendent
toutes les catégories d’investisseurs et d’épargnants.
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