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Le devoir du conseil de la banque
| Quel que soit l’inclus du contrat d’assurance emprunteur, il advient à l’organisme financier de donner toutes les informations indispensables sur les garanties et leur coût.
Le banquier qui présente au client auquel il souscrit un prêt, d’adhérer au contrat d’assurance de groupe de la banque, est tenu de l'illuminer sur l’adéquation des risques couverts à sa situation personnelle d’emprunteur. La remise de la notice du contrat ne suffit pas. En l’espèce, la banque ne pouvait négliger que l’assurance de groupe qu’elle proposait ne garantissait que l’invalidité totale et irrévocable et ne s’appliquait pas à la seule inaptitude à la profession d’agriculteur.
La Cour de cassation a fait preuve de sévérité à l’égard du banquier prêteur. Elle a considéré que l’existence de formalités claires dans le contrat d’assurance souscrit par l’emprunteur en garantie des prêts, n’exempte pas la banque de son devoir de conseiller et d'avertir ces derniers sur l’étendu des garanties contractuelles compte tenu de la condition personnelle.
Lorsque le client distingue lui-même sa garantie, le banquier est aussi tenu de l’éclairer sur la portée de cette garantie et de lui dire si celle-ci est bien ajustée à la situation. Le banquier, qui invoque dans l’offre de prêt que celui-ci sera garanti par un contrat d’assurance souscrit par l’emprunteur auprès d’un assureur choisi par ce dernier, est tenu de vérifier l'ample des garanties ou, à tout le moins, de l’éclairer sur les écueils d’un défaut d’assurance. Un arrêt récent pose ces nécessités en cas de souscription du contrat d’assurance par l’emprunteur lui-même auprès de l’assureur de son choix. |