Les contrats multisupports permettent de placer vos économies en actions. Voici quatre stratégies gagnantes.
Dynamiser votre assurance vie classique en euros, sans prendre de risques avec votre épargne, c’est possible ! Les simulations que nous avons réalisées, sur la base d’hypothèses financières réalistes, montrent que vous pouvez gagner de 0,6 à 1,2% de plus par an, soit dégager un rendement proche de 6%, sans perdre un centime en cas de chute de la Bourse. Comment ? En suivant l’une des trois stratégies que nous avons spécialement conçues pour vous. La quatrième est aussi performante, mais de nature différente puisqu’elle consiste à souscrire un produit financier à souscrire un produit financier clés en main, baptisé « fonds en euro diversifié ».
Principe de base de nos stratégies : vous laissez l’essentiel de vos économies (entre 70 et 90%) sur le fonds sécurité de votre assureur et mettez 10 à 30% en Bourse. L’idée centrale est de placer cet argent suffisamment longtemps pour que les gains du fonds en euros compensent d’éventuelles pertes sur les actions.
Vous devez conservez vos placments plusieus années
Prenons un exemple chiffré. Vous disposez de 100 euros et décidez de suivre notre deuxième stratégie. Vous placez donc 80 euros sur le fonds sécurité et 20 euros, sauf que, au cours de la même période, les 80 euros placés sur le fonds en euros auront fait des petits. Avec un rendement de 4%, après six ans, vous détiendrez 101,20 euros et non plus 80. Conclusion : en conservant votre position six ans, vous ne pouvez pas perdre d’argent.
Choisissez vos fonds enaction parmi notre séléction et restez leur fidèle
Pour gagner avec nos stratégies, vous devez donc disposer de plusieurs années devant vous. Vous devez aussi être capable de faire le dos rond. La chute brutale des meilleurs fonds en actions au mois de janvier (-8,2% pour Tricolore Rendement, -10,7% pour Agressor, -14,7% pour Valfrance) rappelle que tous les gérants peuvent trébucher. La valeur de vos Sicav boursières va fluctuer en fonction de l’évolution des marchés financiers, mettant parfois vos nerfs à rude épreuve. Par temps agité, comme aujourd’hui, il faut maintenir le cap. Si vous paniquez et vendez, vous perdrez une partie de vos économies.
De même si vous liquidez vos fonds boursiers pour en acheter d’autres qui vous semblent plus performants à un moment donné parce qu’ils se sont hissés au sommet des classements. A long terme, passer d’une Sicav à l’autre se traduit toujours par des performances médiocres. Une fois que vous avez choisi vos fonds parmi la sélection du Revenu, restez-leur fidèle. Bien sûr, cela ne doit pas vous empêcher de vérifier une fois par mois que la valeur de vos Sicav évolue comme la moyenne des fonds de la catégorie. Et éventuellement d’arbitrer, mais pas tous les quinze jours !
Pour optimisez vos gaines, étalez dans le temps vos investissments boursiers
Pour réussir, nos stratégies impliquent aussi d’investir progressivement sur les marchés actions. Les Bourses manquent de visibilité pour y placer d’un coup une grosse somme. En étalant vos achats dans le temps, vous optimisez le prix de revient de vos Sicav. Trop de particuliers achètent au « son du violon », c’est-à-dire quand tout va bien, au plus bas, en pleine crise. En suivant nos conseils, vous éviterez cet écueil et gagnerez en Bourse.
Si votre assureur vous propose de troquer votre vieux monosupport en euros contre un multisupports boursier dans le cadre de l’amendement Fourgous, renseignez-vous sur les modalités pratiques de ce transfert (frais, rentabilité du fonds en euros, nombre et qualité des fonds actions accessibles) et prenez votre décision en conséquence. Mais notez que vous devrez investir au moins 20% de votre capital en actions, contre seulement 10% pour notre troisième stratégie.
1re Stratégie : 70% de fonds en euros , 30% de fonds profiles
Vous voulez plus de rendement, sans prendre de risques et sans soucis de gestion ? Placez 70% de vos économies sur le fonds en euros d’une bonne assurance vie et 30% sur des fonds profilés. Si vous menez cette stratégie pendant dix ans, vous ne pouvez pas perdre d’argent, avec un fonds en euros qui rapporte 4%. Les fonds profilés sont des fonds diversifiés investis en actions, obligations et produits monétaires.
Attention, comme le rappelle Cyril Jarnius, responsable de la sélection des fonds chez Cyrus Conseil, gestionnaire de patrimoine indépendant, dans cette catégorie de fonds, « il y a à prendre et à laisser. Eviter les fonds profilés prudents (moins de 30% par actions) : ils sont plus risqués qu’un fonds en euros et leurs performances pas toujours meilleures. Les fonds profilés équilibrés (de 30 à 70% d’actions) sont plus attractifs. Mais, pour doper votre épargne, préférez les fonds dynamique (plus de 70% d’actions). Sur cinq ans, les meilleurs gagnent plus de 70% contre moins de 30% pour les meilleurs fonds en euros.
2e Stratégie : 80% de fonds en euros, 20% de Sicav actions
Même en tenant compte de la correction des Bourses depuis le début du mois de janvier, les fonds investis en actions françaises ou européennes rapportent deux fois plus, sur trois ans, que les meilleurs fonds en euros des assureurs. D’où notre deuxième stratégie : vous placez 80% de votre épargne sur le fonds de sécurité de votre assurance vie et 20% sur des fonds actions purs, c’est-à-dire qui comprennent exclusivement des actions, dont le potentiel de hausse est de 7 à 8% par an. En conservant votre placement au moins six ans, vous ne pouvez pas perdre d’argent, car, au terme de cette période, les 80 investis sur le fonds en euros seront devenus 101,2-avec un taux de rendement de 4%.
Pour gagner davantage, choisissez deux fonds actions, l’un français l’autre européen, investis de préférence sur des grandes valeurs. Puis faites confiance aux gérants. Vous pouvez aussi vous intéresser aux produits de gestionnaires étrangers (Fidelity Fund France) ou indépendants (Valfrance de Prigest ou Dorval Manageurs de Dorval Finance).
3e stratégie : 90% de fonds en euros, 10% en action à fort potentiel
Le principe de cette stratégie est simple : vous placez la quasi-totalité (90%) de votre épargne sur le fonds en euros de votre contrat d’assurance vie et les 10% restants sur des fonds actions très risqués mais à fort potentiel.
Pour gagner le maximum avec ces Sicav de haut vol, vous devez disposer de cinq ans devant vous. Au terme de cette période, deux possibilités : soit leurs valeurs ont progressé et vos gains s’ajoutent à ceux réalisés sur le fonds en euros, soit elles ont baissé et vos pertes sont compensées par les gains du fonds en euros. Dans le scénario optimiste, sur la base d’un profit annuel de 15% pour les fonds actions et de 4% pour le fonds en euros, vous gagnerez 29,6% en cinq ans. Dans le scénario pessimiste, avec une perte de 50% des fonds en actions, vous gagnerez 14,5%.
Quels fonds actions de niche privilégier ? A cinq ans, les Sicav « environnement » offrent de belles perspectives. Vous pouvez miser sur Performance Environnement International, de la Financiere de Champlain ou sur Ecosphère Europe, de la compagnie financière Edmond de Rothschild.
A trois ans, nous privilégions les matières premières agricoles dont la demande progressera forcément avec la population mondiale. Nos fonds préférés sont : Parworld Agriculture, de BNP Paribas, DWS Invest Global Agribusiness et Axa WF Hybrid Ressources. Pour un gain rapide à court terme, misez sur les matières industrielles ou sur un fonds or, valeur refuge par excellence, dont la performance évolue en sens inverse du marché des actions classiques.
4e stratégie : pour placer à dix ans, misez sur l'euro diversifié
Sans le savoir, avec le fonds en euros d’une assurance vie, vous investissez déjà un peu en Bourse, mais sans assumer le risque, puisque le rendement est garanti (il ne peut pas baisser). L’actif général d’une compagnie d’assurances est en effet investi pour une part variable en actions (jusqu’à 15 ou 20%), le reste étant placé sur des obligations (à hauteur de 80%). Les actions permettent de doper les rendements des obligations et de dynamiser le portefeuille de l’assureur. Pour accroître les rendements, certains assureurs proposent des fonds en euros diversifiés en vertu du nouveau cadre législatif défini par la loi Breton du 26 juillet 2005.
Pour l’instant, seul le courtier Nortia s’est lancé sur le créneau de l’euro diversifié, en partenariat avec l’assureur Dexia, en créant le contrat Alégria, qui s’adresse à des épargnants fortunés car le versement à l’ouverture du contrat est au moins de 300000 euros. « Le fonds en euros diversifié s’adresse avant tout à des épargnants qui sont assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune ( ISF) », explique Pascal Vétu, président de Nortia.
En effet une des spécialités majeures du contrat en euros diversifié est qu’il ne fait l’objet d’aucune valorisation pendant au moins dix ans. Il est donc impossible au souscripteur d’effectuer un retrait ou de demander une avance sur son contrat avant l’échéance. Les seuls cas de sortie anticipée sont le chômage ou l’invalidité. La contrepartie du blocage de l’épargne sur une longue période est que les montants versés sont exonérés d’ISF.
Un autre avantage du contrat en euros diversifié est de proposer une alternative au fonds en euros traditionnel avec un potentiel de gain plus élevé, grâce à des investissements boursiers. Dans un fonds en euros classique, l’assureur investit en majorité sur des titres surs car il doit garantir au souscripteur un rendement positif tout au long du contrat. Sur un contrat en euros diversifiés, la garantie n’est due qu’au bout de dix ans. Par conséquent, l’assureur peut prendre plus de risques à court terme et la part consacrée aux actions est en moyenne deux fois plus importante que sur des fonds en euros traditionnel.
La part placée en action dépend de l'horizon de remboursement
Dans les règles comptables de l’assurance, c’est l’horizon de remboursement du souscripteur qui détermine la part investie sur la poche obligataire du contrat (nommée « provision mathématique ») et la part investie en actions (nommée « provision technique de diversification »). Plus l’échéance de remboursement est lointaine, plus la part investie en actions est importante. « la remontée des taux, qui profite aux rendements des fonds en euros classiques, profite également aux fonds en euros diversifiés car la part affectée à la provision mathématique est moins élevée, ce qui permet d’augmenter la part allouée à la provision technique de diversification générant ainsi plus de rentabilité à long terme », précise Pascal Vétu. |