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« JE SUIS L’INTERFACE ENTRE LES EXPERTS ET LES
COMPAGNIES »
Expert
en automobile installé à Achicourt, dans le Nord-Pas-de-Calais, Lean
Schrerpereel conseille ses confrères, ainsi que les gestionnaires de deux
compagnies de la région.
Tous les mardi et jeudi matin, Jean
Scherpereel, expert en automobile à Achicourt, chef lieu du Pas-de-Calais, en
périphérie d’Arras, change sa casquette d’expert de terrain pour celle d’expert
conseil en automobile. Une responsabilité qu’il partage à Arras depuis plus de
dix ans avec son collaborateur, Yannick Potrel, et qu’il rempli seul dans
l’agglomération de Lilles depuis quatre ans. Il se met pour la matinée dans les
bâtiments de compagnies d’assurances dommages pour y occuper une permanence.
« Tout
est prévu et organisé en fonction du volume et des besoins à traiter. Je
rencontre les gestionnaires inscrits sur le planning que je reçois la
veille par courriel. Les rendez-vous se
succèdent de quart d’heure en quart d’heure et je reçois en général une dizaine
d’entre eux par matinée. Le temps qui
reste, je l’utilise à rencontrer les
interlocuteurs pour régler les dossiers en cours. » Jean Scherpereel
affirme qu’il est une limite entre les mondes de l’expertise et de
l’assurance : « j’apporte mon concours pour traduire dans un langage
technique, et j’émets sans servilité des avis techniques à leur demande »
Demande de précisions techniques, recommandation sur des contestations en
rapport avec le contenu d’un rapport ou la valeur d’un véhicule, sur l’absence de concordances entre des préjudices expertisés et leurs
facturations, cas de fraudes prétendues : les sollicitations sont
abondantes et demandent parfois des mesures de sauvegarde, des prescriptions
d’analyse, voire l’examen du bien-fondé d’une mise en cause des constructeurs.
Et l’apport de Jean Scherpereel va
davantage loin : il donne aux compagnies une assistance à la définition
des procédures opérationnelles en accompagnement des évolutions législatives et
des souhaits de meilleures pratiques. « La profession est très normée et
réglementée, et l’expert conseil doit répondre à la fois aux objectifs de qualité exprimés par les
compagnies et au respect de la législation. »
Autre élément du métier,
l’accompagnement des confrères experts. « Je partage avec eux ma culture
d’expert conseil, leur explique les préoccupations des compagnies, par exemple
j’attire leur attention sur des règles spécifiques en matière de recherche des
causes génératrices de responsabilité. Notre valeur ajoutée d’expert conseil
passe par-là aussi. »
Le conseil, Jean Scherpereel a une
vision bien à lui : pas question de se contenter de donner des réponses
exactes à des questions exactes. Il faut exploiter la question pour conduire
son interlocuteur à la réponse. Il en résulte un niveau de questionnement de
plus en plus affiné et performant, ce qui dégage de l’énergie pour des sujets
plus pertinents. « Le conseil, c’est aussi le partage du savoir. »
S’il ne vit pas de ses vacations d’expert conseil, Jean Scherpereel s’égaye de
cet apport : « les notions de conseil et de confiance sont
indissociables de cette activité et je m’y engage avec plaisir. » Les
sujets d’intérêt ne manquent pas, des techniques de vol et de fraude, qui
évoluent plus vite que leurs parades, jusqu’aux typologies de clientèle
différentes selon les compagnies.
Ce qu’il apprécie
« L’expertise
conseil conduit à beaucoup d’humilité. C’est une immense mine d’expériences
initiées par d’autres et dont le cabinet va bénéficier »
Ce
qu’il regrette
« L’absence
de fréquentation transversale entre compagnies et le peu d’occasions de
confrontations de points de vue, d’analyses et de mise en commun de
savoirs. »
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