|
L’épargne salariale est un mécanisme encore trop souvent omis. Mais les comportements des chefs d’entreprise et des salariés en ce domaine changent. Et des textes récents perpétuent les PPE et Perco. Explications.
Finie l’époque des vaches maigres ! L’épargne salariale paraît connaître une nouvelle dynamique depuis l’année dernière. Il est vrai que ce mode d’épargne avait largement souffert des deux possibilités consécutives qui avaient été offertes aux bénéficiaires de reconquérir exceptionnellement leurs capitaux. La première en 2004, sorties exonérées d’imposition et la seconde en 2005 ( loi du 26 juillet 2005 pour la confiance et la modernisation de l’économie) avaient autorisé les sorties d’épargne par anticipation.
Ajoutez à cela le trouble qui a régné pendant quelques années autour des nouveaux mécanismes d’épargne salariale : d’abord avec le PPESV (Plan Partenarial d’Epargne Salariale Volontaire) qui avait été conçu par la loi Fabius de février 2001. Ensuite, supprimé par la loi Fillon d’août 2003 portant réforme des retraites, il avait été transformé par un dispositif PPESVR ( Plan Partenarial d’Epargne Salariale Volontaire) et enfin par le PERCO ( plan d’épargne retraite collectif).
C’est le dernier qui est l’actuel dispositif réservé à la retraite. Il vient, pareillement, compléter le PEE (Plan d’Epargne Entreprise), un mécanisme plus ancien dont l’objectif est la création d’une épargne à moyen terme.
Voilà pourquoi, aujourd’hui, alors que sont terminées les sorties inhabituelles et que les nouveaux mécanismes d’épargne salariale sont bien adaptés, l’épargne salariale semble trouver un second souffle. |